Comprendre les frais de notaire : tout ce que vous devez savoir avant d’acheter un bien immobilier
- audreybertrand183
- 27 sept. 2024
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 oct. 2024

Lors de l'achat d'un bien immobilier, les frais de notaire représentent une part non négligeable du budget total. Ces frais, souvent mal compris, sont indispensables pour officialiser la transaction et sécuriser l'acquisition.
Vous vous demandez à quoi correspondent ces frais, comment ils sont calculés, et comment les anticiper ?
Dans cet article, nous allons tout vous expliquer pour mieux comprendre les frais de notaire lors d’un achat immobilier.
Les frais de notaire, aussi appelés frais d'acquisition, sont les sommes dues lors de la signature de l'acte de vente chez un notaire. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majeure partie de ces frais ne revient pas au notaire lui-même, mais correspond à des taxes et droits collectés pour l'État et les collectivités locales.
Les frais de notaire se décomposent principalement en trois parties :
1. Les droits de mutation : il s’agit des taxes perçues par l’État et les collectivités locales.
2. Les émoluments du notaire : la rémunération propre du notaire pour la réalisation de l’acte.
3. Les débours : ce sont les frais engagés par le notaire pour le compte de l'acheteur (frais de documents, extrait cadastral, etc.).
Les frais de notaire permettent de sécuriser la transaction immobilière en la rendant officielle et légale. Le notaire joue un rôle central dans cette étape puisqu’il garantit que tous les aspects juridiques de la vente sont respectés. Cela inclut la vérification de la propriété, la conformité du bien, et l’enregistrement de la vente auprès des services administratifs.
Les frais de notaire sont généralement calculés en pourcentage du prix d'achat du bien immobilier. Ce pourcentage varie en fonction du type de bien et de son ancienneté :
- Pour un bien immobilier ancien (plus de 5 ans), les frais de notaire s’élèvent à environ 7 à 8 % du prix de vente.
- Pour un bien neuf (moins de 5 ans), les frais de notaire sont réduits à environ 2 à 3 % du prix d'achat.
Ces différences s’expliquent par les droits de mutation qui sont plus élevés dans le cadre d’un achat dans l’ancien.
Le calcul exact des frais de notaire repose sur une grille tarifaire fixée par décret et se décompose de la manière suivante :
1. Les droits de mutation (environ 5 % pour un bien ancien et 0,7 % pour un bien neuf) ;
2. Les émoluments du notaire qui suivent une grille proportionnelle, basée sur le prix du bien ;
3. Les débours : des frais divers réglés par le notaire pour l'acheteur.
Détails des droits de mutation et taxes
Les droits de mutation représentent la majeure partie des frais de notaire. Ils se composent des éléments suivants :
- La taxe départementale : généralement autour de 4,5 % du prix du bien.
- La taxe communale : environ 1,2 % du prix d'achat.
- La contribution de sécurité immobilière : qui s’élève à 0,10 % du prix de vente, avec un montant minimum de 15 €.
Ces montants peuvent varier selon les départements, certaines régions ayant un taux plus favorable pour les acquéreurs.
Calcul des émoluments du notaire
Les émoluments du notaire, c’est-à-dire sa rémunération, sont également réglementés. Ils sont calculés selon un barème progressif en fonction du prix de vente du bien immobilier.
Voici un exemple de barème pour illustrer ce calcul (applicable depuis 2021) :
Tranche de prix | Taux applicable |
Jusqu'à 6500€ | 3,870% |
De 6500€ à 17000€ | 1,596% |
De 17000€ à 60000€ | 1,064% |
Plus de 60000€ | 0,799% |
Le notaire perçoit un montant fixe par tranche, en fonction du prix du bien.
Par exemple, pour un bien vendu 200 000 €, le notaire appliquera ces taux de manière dégressive sur chaque tranche.
Les débours et autres frais annexes
Les débours correspondent aux sommes que le notaire avance pour le compte de l'acheteur. Il s’agit de frais liés à l’obtention de certains documents officiels (extrait du cadastre, frais de publication de la vente, etc.). Ces frais sont variables, mais représentent une petite part des frais totaux (environ quelques centaines d’euros).
Comment réduire les frais de notaire ?
Il est possible de réduire les frais de notaire dans certaines situations. Voici quelques astuces pour les alléger :
1. Acheter dans le neuf : Comme mentionné précédemment, les frais de notaire pour un bien neuf sont bien inférieurs à ceux d'un bien ancien, car les droits de mutation sont réduits.
2. Réduire la base de calcul des frais : Les frais de notaire sont calculés sur le prix de vente, mais il est possible de dissocier le prix du mobilier (cuisine équipée, placards, électroménager, etc.) du prix de l’immobilier. Cela permet de baisser le montant soumis aux frais de notaire, à condition que la valeur du mobilier soit précisée dans l’acte de vente.
3. Négocier les émoluments : Bien que les émoluments soient réglementés, il est possible de négocier une remise sur les honoraires du notaire (jusqu’à 10 % de réduction) pour les biens de plus de 150 000 €.
Prenons un exemple pour un achat immobilier dans l'ancien à 300 000 € :
1. Droits de mutation (environ 5 % du prix de vente) : 15 000 €
2. Émoluments du notaire (barème progressif appliqué) : environ 2 600 €
3. Débours et autres frais annexes : environ 800 €
Le total des frais de notaire s’élèverait ainsi à environ 18 400 €, soit un peu plus de 6 % du prix du bien.
FAQ sur les frais de notaire
Quels sont les frais de notaire pour un achat dans le neuf ?
Pour un bien neuf, les frais de notaire sont réduits à environ 2 à 3 % du prix de vente, principalement en raison des droits de mutation plus faibles.
Qui paie les frais de notaire lors d’une vente immobilière ?
Les frais de notaire sont toujours à la charge de l'acheteur, sauf convention contraire exceptionnelle entre les parties.
Peut-on négocier les frais de notaire ?
Il est possible de négocier une remise sur les émoluments, notamment pour les biens dont la valeur dépasse 150 000 €. Toutefois, cette réduction est plafonnée à 10 %.
En conclusion, les frais de notaire représentent une part incontournable du budget lors de l'achat immobilier. Bien qu’ils puissent sembler élevés, ils garantissent la sécurité juridique de la transaction et contribuent à la fiscalité locale. En comprenant leur composition et en anticipant leur montant, vous serez mieux préparé pour mener à bien votre projet immobilier.
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